Documentations

février
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« Tenez ferme » (Jc 5, 8) – Message du pape François pour le carême 2015

« Dieu n’est pas indifférent au monde »

Chers frères et sœurs,
Le Carême est un temps de renouveau pour l’Église, pour les communautés et pour chaque fidèle. Mais c’est surtout un « temps de grâce » (2 Cor 6, 2). Dieu ne nous demande rien qu’il ne nous ait donné auparavant : « Nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier » (1 Jn 4, 19). Il n’est pas indifférent à nous. Il porte chacun de nous dans son cœur, il nous connaît par notre nom, il prend soin de nous et il nous cherche quand nous l’abandonnons. Chacun de nous l’intéresse ; son amour l’empêche d’être indifférent à ce qui nous arrive. Mais il arrive que, quand nous allons bien et nous prenons nos aises, nous oublions sûrement de penser aux autres (ce que Dieu le Père ne fait jamais), nous ne nous intéressons plus à leurs problèmes, à leurs souffrances et aux injustices qu’ils subissent… alors notre cœur tombe dans l’indifférence : alors que je vais relativement bien et que tout me réussit, j’oublie ceux qui ne vont pas bien. Cette attitude égoïste, d’indifférence, a pris aujourd’hui une dimension mondiale, au point que nous pouvons parler d’une mondialisation de l’indifférence. Il s’agit d’un malaise que, comme chrétiens, nous devons affronter. Lire Plus

février
6

Invitation à relire Gaudium et Spes

P. Etienne RICHER

Un hebdomadaire catholique publiait en première page il y a quelques années un article intitulé : « Oublier Gaudium et Spes » ! Anecdote éditoriale mais symptomatique de ce que la tentation de rejeter une part majeure de l’enseignement du dernier Concile, en l’occurrence celle de la constitution pastorale sur L’Eglise dans le monde de ce temps, n’est pas toujours exorcisée. Rappelons qu’il s’agit de la dernière et de la plus longue constitution du Concile Vatican II adressée non seulement aux catholiques mais aussi aux chrétiens non catholiques, aux incroyants, aux hommes de bonne volonté comme à ceux qui s’opposent à l’Eglise (cf. GS 92). Le Cardinal Poupard nous l’explique : « Alors que par définition les textes d’un Concile sont destinés aux fils de l’Eglise, Vatican II a voulu s’adresser à tous les hommes pour leur exposer comment l’Eglise envisage sa présence et son action dans le monde d’aujourd’hui. C’est le but de la constitution Gaudium et Spes sur l’Eglise dans le monde de ce temps : faire passer la vigueur toujours neuve de l’Evangile dans les veines du monde moderne » . Lire Plus

février
6

« La joie de l’Evangile » : servir les pauvres, une priorité

Extraits de l’Exhortation apostolique du Pape François, Rome, novembre 2013

Introduction

Depuis une année le monde entier apprend à découvrir la personnalité du Pape François. Ses formules ciselées et teintées d’humour font le tour des rédactions de journaux. Derrière elles on discerne une grande force d’âme, une force qui vient de sa foi et qui éclaire sa vision de l’homme et du monde. Dans son Exhortation apostolique « La joie de l’Evangile » donnée à Rome en novembre 2013 il écrit, comme pour s’excuser : « Ma parole n’est pas celle d’un ennemi ni d’un opposant. Seul m’intéresse de faire en sorte que ceux qui sont esclaves d’une mentalité individualiste, indifférente et égoïste puissent se libérer de ces chaînes si indignes, et adoptent un style de vie et de pensée plus humain, plus noble, plus fécond, qui confère dignité à leur passage sur cette terre » (§ 208).
Accueillant sur cette remarque, nous voulons puiser dans son Exhortation apostolique quelques conseil s et idées pour poursuivre notre route auprès de ceux que nous voulons servir, les pauvres. Lire Plus

février
6

Entretien au Vatican avec le Cardinal Robert Sarah,
Président du Conseil Pontifical « Cor Unum »

Propos recueillis le 19 septembre 2012 par Agnès Villié, notre envoyée spéciale à Rome

Troas :
Éminence, pouvez-vous nous donner une définition de Cor Unum ?

Cardinal Sarah :
Dès l’époque des premières communautés chrétiennes, l’Église dut affronter trois tâches (munera) inséparables : la prédication, la prière et l’exercice de la charité. Les diacres furent institués (cf. Ac 6, 1-6) comme agents de la charité fraternelle. Cor Unum se veut une réponse ecclésiale à ce devoir de la charité. Sa mission est d’exprimer « la sollicitude de l’Église catholique envers les nécessiteux, pour aider la fraternité humaine, et pour que se manifeste la charité du Christ. » (Pastor Bonus n. 145). Le Pape Benoît XVI, dans sa première Encyclique Deus caritas est, a confirmé Cor Unum « comme instance du Saint-Siège responsable de l’orientation et de la coordination entre les organisations et les activités caritatives promues pour l’Église catholique. » Dans toutes ces organisations caritatives de l’Église, l’évêque dans son diocèse joue un rôle central de référence, d’encouragement et d’orientation. Lire Plus

février
6

« La solidarité et le partage au service de la justice »
Par le P. Tanguy Marie POULIQUEN

Pas de solidarité sans justice sociale

La solidarité ne serait-elle qu’un principe creux ? En fait tout dépend de nous, car le terme est en soi clair : la solidarité indique que les hommes et les peuples sont tous « égaux en dignité » et en « droit ». Cette égalité implique qu’il existe entre eux une réelle « interdépendance ». Tous les hommes sont « frères en humanité » car ils ont tous Dieu pour « unique Père ». La répartition des biens qui commande à la mise en œuvre de la solidarité a dès lors un but précis : favoriser « l’unité » entre tous les êtres humains. Cette solidarité légitime par exemple les droits sociaux des plus pauvres mais aussi un allègement de la dette des pays les moins riches. Pourtant l’aide au développement représente un montant dix fois moins important que celui de la production d’armes ! Lire Plus

février
6

La solidarité selon Vatican II : former entre tous les hommes une même communauté

P. Tanguy Marie Pouliquen

La solidarité au service de l’unité du genre humain

La solidarité dépend en fait de chacun de nous. Le terme est clair : la solidarité indique que les hommes et les peuples sont tous égaux en dignité et en droit. Cette égalité implique qu’il existe entre eux une réelle interdépendance. Dieu a créé les hommes non pour vivre en solitaires mais en société (Constitution pastorale Gaudium et Spes 32, cité GS). Tous les hommes sont frères en humanité car ils ont tous Dieu pour unique Père (GS 31). La répartition des biens qui commande à la mise en œuvre de la solidarité a dès lors un but précis : favoriser l’unité entre tous les êtres humains. Cette solidarité légitime par exemple les droits sociaux des plus pauvres mais aussi un allègement de la dette des pays les moins riches (GS 85). En fait un partage. Lire Plus