novembre
18

Le témoignage de P. Augustin (extrait de la lettre n° 29) 

Le forage entrepris cette année 2019 a connu du suspens !  Dès les premiers jours l’entreprise a foré près du château d’eau jusqu’à 93 mètres, sans succès : « forage sec ». Mais ce chrétien érythréen a voulu persévérer (il n’était pas obligé !) et a trouvé un autre lieu en contrebas de notre terrain : Bingo ! Découverte à 35 mètres d’une nappe d’eau très abondante qui est microbiologiquement potable et peut facilement être consommable après une simple filtration mécanique. L’eau est aujourd’hui remontée à 8 mètres ! Le débit est largement suffisant pour les besoins sur le site. « Y a de l’eau ! » dirait Kirikou !

Le Père Isaac-Marie, responsable du lieu, à rondement pris la suite en main : après le passage du foreur, il a organisé le creusement de 300 mètres de tranchées et la pose du réseau pour rejoindre le château d’eau déjà construit sur les hauteurs du terrain. Aujourd’hui, tout le réseau du monastère est alimenté par le forage. Quel soulagement après l’enfer du transport d’eau en pick-up pendant les 3 mois de sécheresse !

Merci pour le soutien des donateurs de l’association Alliances Internationales !

Que reste-t-il à faire ? Acquérir une pompe de forage plus puissante, qui ne peut pas se trouver à Bangui. La pompe standard fournie par le foreur est, selon lui, « trop faible et chauffe », du fait de l’éloignement du château d’eau : 300 mètres, avec un dénivelé de 90 mètres à remonter !

En conclusion, le foreur, nous a dit : «J’ai grandi dans une Eglise en Erythrée, et je sais ce que cela signifie d’être béni lorsqu’on fait quelque chose de bien pour les autres. C’est le devoir de tout chrétien de s’entraider et je suis plus qu’heureux d’avoir été au service du monastère dans ce travail.  

Propos recueillis par Martine Michel